Dakar,
13
May
2013
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00:00
Africa/Algiers

25 % des entreprises d'Afrique de l'Ouest n'ont pas prévu de plan de reprise après sinistre

Dakar, 14 mai 2013 – Un quart (25 %) des entreprises d'Afrique de l'Ouest n'ont pas prévu de plan de reprise après sinistre pour leurs équipements informatiques et elles sont davantage (42 %) à ne pas avoir prévu la continuité de leur activité pour leurs besoins en espaces de travail. La série désastreuse de catastrophes survenues en 2011 et 2012, y compris les inondations dues a es pluies diluviennes immobilisant Dakar, mais aussi les villes de l’intérieur comme Touba, Kaffrine et Thies], a placé l'enjeu de la reprise après sinistre comme la priorité de l'ordre du jour du conseil de direction ; l'accent a été mis sur les coûts énormes qui pèsent sur les entreprises en cas de catastrophes naturelles. Ces exemples sont certes extrêmes, néanmoins des événements plus courants tels que les incendies et les actes de vandalisme peuvent également nuire fortement à une entreprise.

Afin de mesurer le niveau de préparation des entreprises internationales, Regus, premier fournisseur mondial d'espaces de travail flexibles, a récemment mené une étude auprès de plus de 12 000 hommes et femmes d'affaires répartis dans 85 pays ; celle-ci révèle qu'une importante proportion d'entreprises prennent de grands risques avec les actifs de leurs actionnaires et ne parviennent pas à prendre les précautions nécessaires. Voici, entre autres, quelques résultats-clés de l'étude :

  • 25 % des entreprises d'Afrique de l'Ouest, contre 45 % au niveau mondial, n'ont pas prévu de plan de reprise après sinistre destiné à remettre leurs systèmes informatiques en état de fonctionnement en moins de 24 heures ;
  • 55 % des entreprises à l'échelle mondiale n'ont pas d'espace de travail de reprise disponible sous 24 heures ; les entreprises d'Afrique de l'Ouest s'inscrivent dans cette tendance (42 %) ;
  • Les entreprises d'Afrique de l'Ouest sont moins nombreuses à considérer les coûts induits par un plan de reprise après sinistre comme prohibitifs (15 %), par rapport à la moyenne mondiale (33 %) ;
  • La majorité des habitants d'Afrique de l'Ouest interrogés (84 %) se sont déclarés prêts à investir dans des espaces de travail de reprise après sinistre si les tarifs proposés pour le service s'avèrent convenables, contre 55 % à l'échelle mondiale ;
  • A l'échelle mondiale, même si les entreprises plus grandes sont mieux préparées à la reprise après sinistre que les petites entreprises, 26 % des grands groupes ne disposent pas de plan de reprise après sinistre pour leurs systèmes informatiques, tandis que 40 % ne disposent toujours pas d'espaces de travail prévus à cet effet ;
  • Dans le monde, les sociétés de services financiers (71 %) et de TIC (66 %) étaient davantage susceptibles de disposer d'un plan de continuité de l'activité, même si 40 % des entreprises de ces secteurs n'ont pas de plan de reprise après sinistre ;

Joanne Bushell, Vice-présidente de Regus pour l’Afrique commente : « L'étude révèle que, malgré les rapports indiquant qu'un incident classique peut coûter jusqu'à 500 000 $, les plans de reprise après sinistre ne sont pas aussi répandus qu'on pourrait le croire au sein des entreprises d'Afrique de l'Ouest, notamment en termes d'espace de travail[1]* .

Bushell poursuit : « Peu d'entreprises d'Afrique de l'Ouest estiment que la reprise après sinistre coûte cher, et nombre d'entre elles signalent également qu'elles seraient prêtes à payer des frais mensuels pour accéder à des espaces de travail de reprise après sinistre en cas d'urgence. Ainsi, bien que les entreprises soient encore trop nombreuses à prendre des risques, leur mentalité est en train de changer. Plus l'accès à des produits et services abordables se développe dans le monde entier, plus les entreprises finiront par cesser de croiser les doigts pour l'avenir et commenceront à prévoir le pire, afin de mieux s'y préparer. »

-Fin-

[1] Symantec, Disaster Recovery Research Report, 2009