Caracas,
15
Octobre
2012
|
00:00
Africa/Algiers

Afrique de l'Ouest : la confiance des entreprises s'effondre, dans un contexte de volatilité globale des activités

La confiance des entreprises a significativement chuté ces six derniers mois dans plusieurs des principales économies en développement. Si les niveaux de confiance des entreprises dans les économies en croissance rapide restent bien supérieurs à ceux des économies développées, ce déclin devrait cependant servir de signal d'alarme et indiquer aux entreprises du monde entier de faire preuve de souplesse et de s'attendre à une autre période de volatilité avant un redressement global : c'est l'enseignement du dernier indice Regus de confiance des entreprises (BCI), basé sur les opinions de plus de 24 000 cadres supérieurs de 92 pays.

La confiance des petites entreprises en particulier stagne dans les économies développées et en développement : compte tenu de l'important rôle joué par les PME en tant que moteurs de croissance et pourvoyeurs d'emplois, ce résultat est particulièrement inquiétant. L'accès à un crédit abordable et la gestion de la trésorerie figurent parmi les principales préoccupations citées, soulignant la nécessité de mettre à la disposition de ces acteurs des services professionnels flexibles pay-as-you-go qui leur permettent de préserver leur flexibilité et leur agilité.

Principales conclusions et statistiques

· Les niveaux de confiance globaux ont peu évolué en six mois, baissant de 2 points depuis avril 2012 pour s'établir à 111.

· La proportion d'entreprises d'Afrique de l'Ouest annonçant des augmentations de chiffre d'affaires est passée de 35 % en avril 2012 à 55 %, les bénéfices progressant de manière similaire de 35 % à 40 %.

· Un peu plus des deux tiers (70 %) des personnes interrogées en Afrique de l'Ouest se déclarent satisfaites des stratégies de soutien aux entreprises mises en place par les gouvernements ;

· Les problèmes suivants font partie des enjeux les plus importants auxquels les petites entreprises et start-ups sont confrontées :

- trésorerie (61 %)

- recherche de fournisseurs fiables (47 %)

- ventes (47 %)

- coût du marketing et de la promotion (29 %)

Les personnes interrogées ont également identifié les principales mesures qu'elles souhaiteraient voir mises en place par leurs gouvernements en vue d'aider les petites entreprises et les start-ups. A savoir :

- prêts à faible taux d'intérêt (87 %)

- exonérations fiscales (61 %)

- garanties de crédit à l'exportation (33 %)

« Il est clair que la confiance des entreprises stagne, avec des reculs nets dans plusieurs économies en croissance rapide, depuis notre dernier rapport BCI en avril, » a déclaré le porte-parole de Regus Joanne Bushell. « Cela semble suggérer que le ralentissement des échanges en Europe et dans les économies occidentales, associé à divers facteurs nationaux, a de lourdes conséquences. La seule bonne nouvelle est que, au niveau global, la proportion d'entreprises annonçant une croissance de leur chiffre d'affaires est stable tandis que les bénéfices ont légèrement augmenté. »

Joanne Bushell ajoute : « Nous avons été particulièrement frappés par l'absence d'amélioration chez les entrepreneurs et les petites entreprises. L'accès à des services professionnels abordables et flexibles fait partie des obstacles cités par les professionnels interrogés dans l'amélioration de leur trésorerie (notamment pour les frais généraux comme les espaces de travail, l'assistance administrative et le secteur commercial/marketing). 45 % des personnes interrogées ont par exemple répondu que le manque de souplesse des baux immobiliers était l'un des principaux problèmes rencontrés pendant les périodes de récession économique. Des services souples permettent aux entreprises d'être plus agiles et de libérer des liquidités pour investir sans avoir à recourir au crédit lorsque celui-ci est si difficile à obtenir. »